Troubles

Jeudi 31 mars 2005

Lundi, j’ai passé la journée à récupérer les billets de mon précédent carnet et à replacer les textes dans un nouveau blog destiné, celui-là, à les archiver. Hélas, je n’ai pas pu conserver les commentaires que chacun m’avait laissés.

C’est idiot, mais il était pour moi essentiel de ne pas perdre ces textes et de pouvoir les consulter quand bon me semble. Pourtant, ils sont la mémoire de la période la plus noire et la plus douloureuse de ma vie, celle que je veux mettre de côté, que j’aimerai oublier.

En relisant certains de ces textes rédigés pendant l’agonie de mon père, j’ai été frappé par la froideur, le détachement vis-à-vis de cet événement tragique, que certains d’entre eux laissent transparaître. Je sais que c’est une stratégie plus ou moins consciente, développée afin de me protéger émotivement — j’avais d’ailleurs agit de façon similaire à la mort de ma mère –, mais cette distance vis-à-vis de moi-même et de ce qui m’entoure m’a mis mal à l’aise. Pourtant, certains billets trahissent mon véritable sentiment et ma véritable émotion, mais je peux comprendre maintenant qu’on puisse me prendre pour un être froid, distant.

Je viens de découvrir cet aspect de ma personnalité que je ne soupçonnai pas, ou plutôt que je croyais moins prononcé. Moi qui ai le souci permanent de ne jamais blesser personne, d’éviter les indélicatesses, voilà que je suis ma propre victime. C’est troublant et dérangeant.

Il y a encore du travail à accomplir, comme un deuil à achever, je crois.

Mouvements

Mercredi 30 mars 2005

bryan.jpg

Le bureau est calme et silencieux, c’est l’heure de la pause-déjeuner. Pourtant, quelque part, les choses bougent : nous allons sans doute emménager dans notre nouvel appartement début mai, vers le 7.

Sans stresser, je pense au déménagement lui-même, à son organisation, à ce que ça implique. Je n’aime pas ça. Je n’ai jamais aimé les déménagements. Moi qui suis un garçon de racines, je vais devoir changer de prairie. Une autre qui est bien plus verte, bien plus agréable et bien plus à mon goût, mais une autre quand même.

Il va falloir aller à la recherche de déménageurs, car il nous est impossible de tout transporter nous-mêmes sans l’aide de professionnels. Il faut également que je m’occupe des changements d’adresse, du téléphone, de ce genre de choses particulièrement passionnantes. Je dois en grande partie me débrouiller seul, Cyril n’est pas du tout organisé pour gérer ces trucs-là.

Je réfléchis à tout ça, assis à mon bureau, pendant la pause du midi, en regardant Bryan jouer avec insouciance à un jeu vidéo sur son ordinateur… Je ne sais pas trop par où je vais devoir commencer. Toute cette effervescence qui s’annonce, cette organisation, ces choses à gérer, me rappellent l’année passée à presque même époque.

Et je déteste ça.

Toi, mon ami

Dimanche 27 mars 2005

Je n’aime pas parler des personnes que je ne connais pas intimement. D’ailleurs, je n’aime pas parler des autres, sans raison valable. J’ai déjà beaucoup de mal à me raconter, alors parler de gens que je ne fréquente pas…

Pourtant, il y a quelqu’un qui s’en va et qui va me manquer. Quelqu’un que je ne connais pas, que je n’ai jamais rencontré, que je ne rencontrerai sans doute jamais. Malgré tout, quelqu’un qui sait me faire sourire, me soutenir, quelqu’un qui m’a beaucoup fait pleurer aussi, de belles larmes. Quelqu’un de si loin, mais si proche de moi.

J’aimerai te serrer dans mes bras, te dire à quel point j’ai aimé te connaître, sans te connaître. J’aimerai te dire que je suis là, que je pense à toi. Te dire aussi que je vais être inquiet et soucieux de ne pas savoir ce que tu vas vivre à partir de maintenant, et surtout si ce que tu vas vivre est ce que tu veux vivre. Mais que je te fais confiance.

Car tu es mon ami et je t’aime.

Chikako

Jeudi 24 mars 2005

Ça fait quelques jours que je dépose Chikako à la station de métro le soir, quand nous quittons le boulot, ce qui lui fait économiser un bon quart d’heure de marche.

Chikako est japonaise et travaille avec moi. Enfin, quand je dis avec moi, c’est un peu rapide. Disons que nous faisons la même chose, mais alors que je suis dans un bureau avec Cynthia et Brian, Chikako se trouve dans celui d’à côté avec Paul qui n’est pas un exemple de communication (comme la plupart des canadiens dans leur environnement professionnel, j’ai l’impression).

Elle me racontait l’autre soir que le Japon lui manque souvent, ainsi que sa famille, qu’elle espère y faire un tour ce printemps ou cet été. Elle a immigré seule au Canada (je ne lui ai pas demandé quelle en était la raison) et vit avec son petit ami qui est canadien. Elle ne parle pas un mot de français, ne s’exprime qu’en anglais avec un très fort accent asiatique.

Alors que je pense beaucoup à la France ces temps-ci, que mes souvenirs me rendent un peu triste, que j’ai des envies d’île d’Oléron et de maisons blanchies à la chaux, l’humilité et la simplicité de Chikako me remettent les idées en place. Comme il doit être difficile pour cette jeune fille de se retrouver dans ce grand pays, seule, ne connaissant personne, de communiquer difficilement avec les personnes qui l’entourent dans une langue qui n’est pas la sienne, de travailler face à un mur et à une fenêtre sans ne presque jamais parler à personne de la journée…

« C’est un peu ennuyeux parfois, mais ça va. Je suis tellement contente de travailler ici ! Dans mon pays, les gens ne font que travailler, travailler, travailler… de très tôt le matin à très tard le soir. Alors ici, je ne vais pas me plaindre ».

Je m’arrange de temps en temps pour aller lui parler un peu lorsque nous sommes au bureau, histoire de la distraire un peu. Je sens bien qu’elle apprécie. Et hier soir, alors que je roulais en direction de la station de métro, je lui ai annoncé que nous serions contents de la recevoir à manger chez nous un soir, lorsque nous serons installés. « J’adorerai ça ! » s’est-elle écriée, un grand sourire éclairant son visage.

Moi aussi, j’adorerai ça, Chikako !

Bleu-gris clair

Mercredi 23 mars 2005

Je suis d’humeur morne depuis quelques jours. Tout me casse les pieds, tout m’ennuie, rien ne me motive vraiment, ni personne d’ailleurs. Je sais, je sens, que c’est une mauvaise semaine. Il y a des jours comme ça…

Pourtant, il y a dans l’air comme des odeurs de printemps. Il fait un temps magnifique depuis plusieurs jours, la température reste au-dessus de zéro, la neige fond doucement… Malgré tout, le moral n’est pas vraiment au rendez-vous. Aucune raison valable, tout va plutôt bien, mais une sorte de lassitude et d’ennui se font sentir et m’empêchent d’être totalement de bonne humeur.

En même temps, je ne me plains pas. Même cet état d’esprit morose est presque nouveau pour moi, j’en avais presque oublié l’existence. Ce n’est pas si important finalement.

Et puis, comme on dit, ça passera.

L’espace d’une seconde

Dimanche 20 mars 2005

Je sais, je n’ai rien écrit depuis plus d’une semaine. Non pas par négligence, juste par manque de temps… Ce n’est pas que je n’ai rien à raconter, mais en ai-je vraiment envie ?

Je m’habitue plutôt bien au rythme de vie que ce nouvel emploi m’impose. C’est vrai, j’avais peur de perdre l’habitude des contraires d’horaire après avoir été si longtemps inactif… Et bien, pas du tout. J’avoue que je suis vraiment fatigué le soir en rentrant, et que l’appel du lit se fait entendre tôt, mais au moins c’est une fatigue bien plus saine qu’avant. Et puis je dors mieux, je suis moins insomniaque.

Déjà un mois que j’ai commencé à travailler là. Dieu, que le temps coule vite, comme du sable entre mes mains. Je ne vois rien venir, rien passer. Il me semble que le temps est élastique, qu’il se rétracte, que je pourrai sauter d’une journée à une autre d’un seul bond. Je peux presque toucher le mois prochain du doigt.

D’ailleurs, cette notion altérée du temps qui passe n’a pas que des avantages. En milieu de semaine, elle m’a même profondément perturbé, bêtement.

J’ai pris l’habitude au bureau d’écouter la radio sur Internet (eh oui, moi aussi j’ai mon petit isoloir sonore), et plus précisément Europe1. L’émission de Morandini le matin, celle de Ruquier l’après-midi. Elles sont toutes deux fort distrayantes, me font souvent rire et font passer la journée un peu plus vite. Pourtant, l’autre jour, une publicité m’a évoqué des choses qui m’ont bouleversé, sans que je sache pourquoi à cet instant-là plus qu’un autre, d’autant plus que c’est une pub que j’avais entendue maintes fois auparavant.

C’était une réclame pour les magasins de meubles et d’électroménager Conforama, une promotion quelconque sans doute, je ne me souviens pas. Mais, sans que je puisse me l’expliquer, elle a fait violemment ressurgir le souvenir de mon père mourant lorsque j’étais en France l’année passée, à peu près à cette même période.

Cyril était venu m’accompagner lors de ce deuxième voyage en France afin de me soutenir dans cette épreuve : le choc des retrouvailles d’avec mon père lors du premier séjour avait été trop violent pour que je me sente capable de faire face à cette douloureuse situation une deuxième fois, seul. C’était lors d’un de mes nombreux aller-retour entre Oléron et Paris, nous étions allés manger chez ma tante et son fumier de mari (oui, il mérite grandement ce qualificatif) et devions reprendre la route peu après pour la Charente Maritime, non sans nous arrêter à un… Conforama, sur la demande de mon père, pour acheter un four à micro-ondes qu’il voulait offrir à Rosa qui n’en possédait pas.

C’est idiot, totalement anecdotique. Pourtant, en entendant cette publicité, tout ça m’a jailli au visage instantanément sans que je m’en rende compte, sans que je puisse le prévoir, comme si c’était hier, alors que j’étais en train de travailler.

J’ai du rapidement enlever le casque audio de mes oreilles et filer aux toilettes, craignant m’effondrer en larmes à mon bureau, touché en plein cœur par ce souvenir douloureux.

Oui, le temps passe vite. Peut-être est-ce parce qu’il souhaite se faire oublier : il a tant des choses qu’on ne peut lui pardonner…

De la perception des êtres

Samedi 12 mars 2005

Il est toujours étonnant (et mystérieux) de constater qu’il y a des personnes avec lesquelles ont pensait n’avoir rien à dire, rien à partager, et qui deviennent petit à petit de bons amis, et d’autres individus qui semblaient de prime abord intéressants, passionnants, fascinants, avec qui ont croyait avoir plein de choses en commun et qui s’avèrent soit trop ternes, soit trop prétentieux, soit trop superficiels, que sais-je encore…

En ce moment, je me rends compte qu’il y a des liens avec certaines personnes qu’il n’est pas nécessaire de conserver, alors qu’il faudrait que j’en privilégie d’autres.

La vie est faite de ces petits constats pleins de contradictions, de surprises et autres désillusions, et c’est finalement très bien comme ça.

L’âge dort

Mardi 8 mars 2005

Imperceptiblement, je me sens vieillir.

Lentement. Presque vicieusement. Pourtant, enfant puis adolescent, je n’aimais pas ma jeunesse. Je voulais être adulte, pour mieux comprendre, pour mieux réfléchir. Pour être mieux accepté, toléré même, par mes aînés. Les jeunes de mon âge m’étaient, pour la plupart, indifférents. Je n’ai jamais eu la crainte de vieillir, la phobie de la vingtaine, ni de la trentaine. L’idée de passer d’une tranche d’âge à une autre n’a jamais été un problème pour moi, bien au contraire.

Contrairement à beaucoup de jeunes (et de moins jeunes d’ailleurs), et à l’inverse de la mode ambiante qui méprise la maturité et l’expérience, j’ai toujours eu beaucoup de respect et d’admiration pour les aînés, ceux qui ont vu, ont vécu… Je ne suis pas partisan d’un respect de convenance, mais plutôt d’une considération mesurée de l’expérience, dans toute sa modestie.

Mais aujourd’hui, je me sens passer une étape, je franchis une ligne, une frontière. Je vais sur mes quarante ans.

Bien entendu, on est encore bien jeune à quarante ans. On est encore physiquement tout à fait présentable, c’est même la tranche d’âge la plus sexy (à mon avis). Dans la quarantaine, on est considéré comme jeune par les plus vieux, et mature par les plus jeunes. Quarante ans, c’est l’âge idéal, celui de toutes les séductions, de toutes les réflexions. Mais c’est aussi souvent l’âge des bilans, des remises en question, des constats de réussite et d’échec. C’est le moment ou l’on réalise que, mine de rien, on a fait plus de cinquante pour cent du chemin. Que s’il nous reste encore beaucoup de belles années à vivre, qu’on en a gâché pas mal et qu’il est trop tard pour les rattraper.

Et puis, des petites choses… comme la mémoire par exemple, qui devient plus floue dans le quotidien, mais particulièrement précise pour les événements marquants de l’existence. Également certains signaux envoyés par le corps : les courbatures, la fatigue, même le désir sexuel moins fort, en dents de scie…

Rien de grave, vraiment. On change peut-être de tranche d’âge, mais on reste ce que l’on a toujours été. On réalise simplement de temps en temps que ceux dont on a l’impression qu’ils pourraient être un frère ou une sœur, ont en fait l’âge que nos enfants auraient, si on en avait. Finalement, la jeunesse ne se compte pas en années.

Imperceptiblement, je me sens vieillir… mais je sais bien qu’au fond, je ne serai jamais vraiment vieux.

Je suis un ours

Lundi 7 mars 2005

Régulièrement, une fois par mois, je reçois un courriel m’informant de la date et du lieu du prochain YulBlog, une rencontre de blogueurs montréalais, la plus vieille du genre au monde paraît-il.

Je n’y vais jamais. D’abord parce que ma timidité maladive m’empêche de rencontrer plus de deux personnes inconnues à la fois. Ensuite, parce que je me demande bien ce que j’y ferais. Dois-je obligatoirement socialiser avec des gens que je ne connais pas, juste parce que le point commun que nous avons est de posséder un carnet ? Non. Je n’aurai rien à leur dire, rien à leur raconter. Parler des blogs est, pour moi, totalement dénué d’intérêt, et discuter d’autres choses… pourquoi pas ? Mais j’ai des amis pour ça, pourquoi le faire avec des inconnus ?

Bien sûr, rencontrer des gens que l’on ne connaît pas est toujours enrichissant, et puis ils peuvent devenir des amis à leur tour. Mais je n’aime pas ces organisations, ces rencontres planifiées et forcément sélectives puisque, pour y participer, il faut (dixit le site YulBlog.org) « …avoir un carnet et vivre à Montréal ou encore avoir vécu à Montréal au moment de l’ouverture du carnet… ».

C’est vrai, j’avais inscrit mon carnet sur le site, pensant que c’était un outil de référencement, ce que je trouvais plutôt utile dans la mesure où je ne connais aucun annuaire de carnets québécois ou canadien. Mais je ne savais pas qu’il y avait ces réunions d’organisées.

À priori, rien de mal, c’est sans doute très sympathique. Mais j’ai toujours fui ce genre de manifestation. Je n’aime pas me sentir faire partie de quelque chose de restrictif, d’élitiste. Les étiquettes, les boîtes, les communautés, les groupuscules, je déteste ça. On pourra me dire que rencontrer les autres, c’est s’ouvrir. Pas faux. Mais rencontrer pour rencontrer, je n’en vois pas l’intérêt. J’aime le hasard, l’imprévu. Je suis comme ça, je n’y peux rien.

Je sais, je suis un ours pas fréquentable. Vous pouvez venir vers moi, je ne mords pas. Mais l’inverse ne se produira pas.

L’églade (ou éclade)

Dimanche 6 mars 2005

Ce n’est pas à proprement parler une recette de cuisine, mais plutôt un mode de préparation et de cuisson des moules, typiquement oléronais.

egladepapa.jpg

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours connu l’églade, la plupart du temps préparée par mon père sur le chemin devant la maison (photo), ou par Pierrot, l’un des nombreux cousins des parents de ma mère, et également voisin. Je n’aime pas beaucoup les fruits de mer en général et les moules en particulier, et je ne suis donc pas la personne idéale pour vanter le goût particulier et savoureux, paraît-il, de l’églade. Mais je me souviens que tous ceux que mes parents ont initiés à cette recette ont vécu une expérience délicieuse, conviviale, inoubliable.

Car là est la particularité de l’églade : en plus de la préparation atypique, c’est avant tout un plat qui se déguste entre amis, de préférence sur le site de cuisson, en plein air, debout, un verre de blanc à la main, une tartine de pain beurré dans l’autre… On prend les moules directement sur la planche, on se met de la cendre un peu partout, on rigole, on a du plaisir… voilà toute la magie, tout le secret de l’églade.

Comment préparer ce plat ? J’avoue que s’il est d’une simplicité enfantine dans le principe, il n’est pas facile à réaliser : cuit à même le sol, il faut un endroit sablonneux ou pierreux, bref un sol exempt de toute végétation. Il vous faudra une bonne grosse planche de bois sec, suffisamment épaisse pour qu’elle ne brûle pas, sur laquelle vous disposez vos moules (de bouchot de préférence, ce sont les meilleures). Quelle quantité de mollusques nécessaire n’est limité que par la taille de ladite planche. Il faut disposer les moules en rosace, en partant du centre de la planche, la pointe vers le haut. Attention, c’est très important : cette disposition oblige la moule à cuire dans son jus. Pour bloquer les premières moules afin qu’elles se tiennent les unes aux autres, vous pouvez les maintenir avec un peu de mie de pain. Quand vous ajouterez les autres moules, l’ensemble tiendra très bien tout seul et vous pourrez transporter votre planche sur le lieu de cuisson.

eglade.jpg

Placez donc votre planche à terre et recouvrez-la d’aiguilles de pin sèches, jusqu’à ce que les moules soient totalement cachées, pas plus. Inutile à ce point de préciser que c’est une recette très localisée géographiquement, là où il y a des pinèdes. Cela dit, mes parents ont toujours préféré l’églade recouverte de sarments de vigne, donnant un meilleur goût aux moules que les aiguillons de pin.

Ensuite, il suffit d’y mettre le feu et d’attendre que tout soit consumé. Le temps de cuisson varie selon votre goût : après cinq minutes, vos moules seront encore juteuses et parfois difficiles à ouvrir. Cinq à dix minutes supplémentaires, et elles seront bien cuites, la coquille sera plus friable, réduite en cendre à certains endroits. C’est comme vous voulez ! Pour prolonger la durée de cuisson à votre convenance, il suffit de rajouter des aiguilles ou des sarments. Puis, à la toute fin, munissez-vous d’un carton fort (ou de n’importe quoi d’autre en fait) et ventilez la planche pour faire partir la cendre… et voilà ! C’est prêt !

Vous pouvez amener les chaises autour de l’églade et « pique-niquer », ou bien transporter votre planche sur la table. Pensez juste à la protéger car la planche sort du feu !

L’églade se déguste simplement, avec les doigts et avec un bon pain de campagne tartiné de beurre salé, le tout accompagné de vin blanc, l’Entre-Deux-Mers étant l’idéal. Quant au Pineau des Charentes, vous pouvez toujours en prendre un verre ou deux pendant que l’églade est au feu !