Mea Culpa
Mardi 31 janvier 2006
Ça fait un moment que je me dis qu’il faut que j’écrive quelque chose ici, mais pas le temps. Encore moins celui d’enregistrer un nouvel épisode pour le podcast. Même les fins de semaine, je n’ai pas une minute à moi. Et puis, j’ai besoin d’être seul pour m’exprimer, ce qui est rarement le cas. Non pas que je me plaigne, au contraire, mais le carnet et le podcast en souffrent, forcément.
Et puis toujours ce problème technique pour faire les enregistrements en extérieur que j’aimerais réaliser. Je n’ai pas le matériel adéquat. Si quelqu’un qui s’y connaît pouvait me conseiller…
J’ai vraiment eu les nerfs mis à dures épreuves les deux dernières semaines. Beaucoup de pression au boulot, beaucoup trop de travail, surtout. Au point qu’il a fallu engager un pigiste pour la semaine. Il faut dire que Jenny étant partie pendant les fêtes pour accoucher, je me retrouve avec ses dossiers en plus des miens. Je ne suis pas un surhomme, il y a un moment où l’on ne peut tout simplement pas tout faire. Le pire, c’est que même avec des journées de dix-huit heures au bureau comme c’est arrivé la semaine passée, j’arrive encore à aimer ça. Mais je ne veux pas entrer dans ce jeu-là.
La surcharge de travail a eu par contre un effet très négatif sur mon humeur. J’aurai tué tout le monde au bureau… enfin, surtout les incompétents et ceux qui s’en foutent, c’est dire si ça fait du monde. Dans ces cas-là, je deviens très irritable et très susceptible. Avec tout le monde. Partout. Tout le temps. Certains effets s’en sont fait sentir ici même, sur ce carnet, et j’en suis désolé. Je suis un sanguin, que voulez-vous…
Je m’en veux même vis-à-vis d’une personne que j’aime bien, qui n’est peut-être pas un ami, car je ne le connais pas, mais un type que j’apprécie. Je pense que je l’ai un peu agressé, j’espère qu’il me pardonnera.
Voilà. Je ne suis pas Dieudonné, mais moi aussi je présente mes excuses.
Fin des émissions
Samedi 21 janvier 2006
C’est étonnant comme mon billet précédent fait écho à certaines choses qui se produisent quasiment simultanément.
Oui, je suis orgueilleux. Oui, j’ai un amour-propre. Et surtout, oui, je ne supporte pas l’échec. Je n’aime pas ne pas réussir quelque chose que j’entreprends, et quand je sens que je ne suis pas capable de faire quoi que ce soit, je préfère ne pas commencer.
Mais parfois, il faut agir pour se rendre compte que l’on est pas à la hauteur. Ou pour se le faire dire. Comme le podcast par exemple.
J’avais depuis un certain temps envie d’essayer ce moyen d’expression insolite, mais ma gène et ma timidité étaient difficile à surmonter. Pourtant, la curiosité de tenter quelque chose de nouveau a pris le dessus, et je me suis lancé, non sans crainte.
J’y ai pris du plaisir, j’y ai pris goût. Évidemment, c’était loin d’être parfait, ce qui pour un perfectionniste comme moi, est assez difficile à supporter. Malgré tout, j’ai continué, encouragé par certains d’entre vous. Et puis, il y a des choses que l’on ne peut écrire mais que l’on peut dire. La voix module les mots et fait passer des choses que la plume ne pourra jamais retranscrire. C’est ce que j’aimais, c’est ça qui me plaisait. Parler de tout, parler de rien, juste parler. Même à presque personne, juste pour le jeu, pour l’émotion.
Mais une fois le plaisir de la découverte passé, l’amateurisme et le manque de moyen, déjà présents dès les premiers enregistrements, se sont fait de plus en plus sentir… jusqu’au jour où ça devient un vrai problème, au point où ceux qui maîtrisent, ceux qui contrôlent, vous le font remarquer et en rient.
Ce qui était un jeu, un passe-temps agréable, devient honteux. Un peu comme une fille laide qui met une jolie robe pour aller au bal et qui fait rire d’elle. Ou d’un bègue dont on se moque. J’avoue que j’ai eu peu de mal avec ça. Je suis orgueilleux, je vous le rappelle.
Je préfère donc cesser ces enregistrements, dont l’audience infiniment confidentielle n’était de toute façon pas à la hauteur de l’énergie nécessaire pour les réaliser. Me reste ce carnet, dont je ne sais que faire.
Pour ceux qui m’écoutaient, j’ose espérer que vous saurez me pardonner. Vos oreilles méritent mieux, de toute façon.
Héros
Vendredi 20 janvier 2006
J’inaugure ici un nouveau format de podcast : les « Réflexions flash ». Un enregistrement très court, un instantané sonore élaboré, fardé comme un comédien de théâtre, avec décors et costumes. En fait, ceci est mon dernier podcast. Il n’y en aura pas d’autres, je ne suis visiblement pas fait pour ce moyen d’expression-là.
J’ai un problème dans la vie. Un gros problème. Je veux toujours faire des choses extraordinaires. Le quotidien m’ennuie. Je veux toujours de l’insolite, du pas banal, de l’unique. Je veux me démarquer par mes actions, par mes idées.
Mais j’ai un autre problème : je suis paresseux.
Alors, j’ai trouvé la solution. Je me sers de ma tête, j’utilise mon imagination. Ce n’est pas fatigant, ça ne coûte rien, et ça résout tout mes problèmes.
Il suffit que je m’imagine faire quelque chose hors du commun, une chose que j’aimerais vraiment faire dans la vraie vie, mais je la réalise mentalement.
Ça ne me prend que quelques minutes, voire que quelques secondes… Mais à la fin, j’ai accompli un acte héroïque, un exploit incroyable, une chose fabuleuse. Tout le monde m’admire, tout le monde m’aime. Et je suis un héros.
Je suis un héros.
RP dans iTunes
Mardi 17 janvier 2006
C’est à croire qu’il suffisait d’en parler pour que ça arrive : le type de chez iTunes m’a envoyé un courriel aujourd’hui pour m’annoncer que le problème concernant mon podcast avait été arrangé et qu’il apparaît maintenant dans iTunes.
Donc, il suffit maintenant d’inscrire « Réflexions polymorphes » dans le champ de recherche des podcasts dans iTunes pour me trouver et s’abonner. Ou, plus simplement, de cliquer sur l’icône dans la barre d’en-tête et vous serez automatiquement dirigé dans iTunes vers le podcast. Ou encore en pied de page de ce carnet.
Voilà une bonne chose de faite, je suis bien content.
Aux fourneaux
Dimanche 15 janvier 2006
Je ne suis pas stressé, juste inquiet. Le repas que j’ai prévu pour mes invités de ce midi ne se présente pas sous les meilleurs auspices. Au menu : soufflé de pommes de terre au cheddar, magrets de canard sauce à l’orange et Paris-Brest au chocolat.
Appétissant non ?
Sauf que j’ai commencé à cuisiner hier soir le Paris-Brest. La crème doit être préparée douze heures à l’avance, pas de problème particulier. Quant à la pâte, c’est autre chose : après cuisson, je sors la couronne du four pour qu’elle refroidisse à l’air libre. Vingt minutes plus tard, rapide coup d’œil… et là, le drame ! La pâte s’est affaissée sur elle-même, mon Paris-Brest est à l’eau !
Je pense simplement que le temps de cuisson n’a pas été suffisant, il suffirait que je refasse de la pâte et que je la cuise plus longtemps. Mais, du coup, je suis coupé dans mon élan. Et puis, je remets un peu en question mon entrée, qui n’est pas la chose la plus simple à réaliser… d’autant plus qu’il faut que j’aille acheter un plat à soufflé, je pensais en avoir un !
Ah, comme la vie est dure et cruelle parfois…
Pour me changer les idées, rien de mieux qu’un petit podcast. Un peu moins de vingt-quatre minutes d’enregistrement cette fois, avec mon nouveau micro. C’est assez raisonnable, comparativement à l’enregistrement précédent, bien trop long. Mais je le promets, je ne recommencerai plus !
Rush
Jeudi 12 janvier 2006
Je n’ai de temps pour rien. Trop de boulot.
TROP.
Chut !
Dimanche 8 janvier 2006
Il est faux de croire qu’un carnet est le meilleur outil pour tout dire. Il y a toujours une part d’auto-censure qui empêche de tout dévoiler.
Bien entendu, ce serait mentir d’affirmer que le nombre de lecteurs importe peu, même si, en ce qui me concerne, j’avoue ne pas vraiment m’en soucier, car j’aime l’intimité de mon carnet. Je sais, ça peut sembler idiot, le Web est sans doute la chose la moins confidentielle qui soit. C’est pourtant vrai… bien que quelques lecteurs, c’est tout de même agréable ! Je devrais donc me sentir à l’aise pour raconter de ce que je veux sans aucune retenue, sans me soucier de l’impact ni des conséquences de ce que je peux dire…
Il y a pourtant un sujet dont j’aurais voulu parler aujourd’hui, quelque chose d’important qui va intervenir dans le cours de ma vie, un événement qui approche, très positif… et je ne peux rien dire. Tout du moins, pas tout de suite. Parce qu’il y a peut-être parmi mes lecteurs des personnes, peut-être même juste une ou deux, qui pourraient être concernées… Ce n’est tout simplement pas le moment. Pas encore.
C’est difficile de se contenir, c’est délicat de ne pouvoir s’exprimer comme l’on voudrait dans son propre espace… C’est frustrant d’avoir envie de raconter des choses et de ne pouvoir le faire librement. Mais ce secret (qui n’est important que pour moi-même, je vous assure que pour vous, ça ne sera qu’un billet supplémentaire narrant une étape de ma vie à lire de plus) sera bientôt levé.
Finalement, voici un billet qui vous dit que je ne peux rien vous dire. Mais j’ai bien hâte, croyez-moi.
Addenta : Le podcast n’est toujours pas référencé dans iTunes. J’enrage. J’ai soumis un nouveau feed en début de semaine, espérons que ça fonctionnera. Ce nouveau feed se trouve dans le billet précédent, celui du dernier podcast.
Rétrospective 2005
Lundi 2 janvier 2006
Salut 2005, bienvenue 2006 !
Après une année plutôt en demi-teinte, celle qui commence doit être parfaite : quelqu’un nous a dit que 2006 serait notre année. Espérons qu’il en soit ainsi.
Les fêtes sont maintenant derrière nous et demain, je reprends le travail… dans la bonne humeur. Si si !
Ce premier podcast de l’année qui devait être enregistré hier, mais repoussé à aujourd’hui pour cause de paresse, dresse le bilan mitigé des douze derniers mois. Attention, numéro exceptionnellement long (presque deux heures trente) sous le signe de la musique et en deux parties. La première, plus traditionnelle, où nous parlons de 2005, des fêtes et de bouffe (avec en bonus quelques recettes de cuisine), entrecoupée de pauses musicales. La deuxième est en quelque sorte un cadeau : une heure dix de musique, un mix hétéroclite pour bien commencer l’année.
L’avantage du podcast est que vous pouvez sauter les plages musicales si vous ne voulez écouter que nos bavardages… ou inversement !
Alors, bon podcast et meilleurs vœux pour 2006 !

