On peut toujours rêver

Samedi 27 mai 2006

Qui sait ? Un jour, peut-être…

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Dans l’attente…

Mardi 9 mai 2006

J’avais commencé à écrire un billet, puis je me suis ravisé et j’ai tout effacé. Je n’aime pas répéter toujours les mêmes histoires, tourner autour du même pot, ça ne me fait pas avancer, au contraire. J’aimerais raconter des choses plus anodines, plus amusantes… mais voilà, je n’ai rien de spécial à dire, rien d’autre à exprimer que ce bouillon qui remplit ma tête en permanence. C’est lassant.

Et puis, toujours parler de moi me casse les pieds. Je sais que c’est justement la raison d’être d’un carnet, mais je ne suis pas suffisamment égocentrique pour uniquement y rapporter ce qui me concerne et me tracasse.

Car je ne suis pas une personne exceptionnelle, juste un type banal, dans la moyenne. Avec de petites histoires, de petites joies, de petits tourments. Rien de bien excitant à vrai dire, qui justifie d’être rapporté ici. D’où ces longs silences entre chaque billet.

Bien sûr, il y a tout le reste, tout ce que l’on peut déjà lire. Mais ce qui est dit est dit, c’est bon, on a compris, inutile de répéter. Le type ne va pas très bien, il n’ira jamais vraiment mieux, il y a pire que lui, pas la peine d’en faire tout un plat. Ça ne changera pas, n’arrangera rien. Le beau temps, les oiseaux, le soleil, tout ça, on s’en fout finalement. C’est de la littérature, et pour ces jolies choses-là, il y a mieux à lire ailleurs.

Je ne veux pas faire comme d’autres carnets dont le mal-être transpire si fort qu’il fait écho au mien et me le rend encore plus insupportable. Je voudrais raconter des choses plus positives, mais je n’en suis pas vraiment capable, du moins pour le moment. Mais que l’on se rassure : je ne vais pas mal. Je suis, tout simplement.

Alors, plutôt que de noircir le tableau et en attendant d’être plus inspiré, laissons cet endroit en suspend quelque temps.