Canadiens ?
Lundi 26 février 2007
C’est drôle comme le hasard fait les choses. J’en parlais avant-hier à Michael lors de mon deuxième weekend à Toronto, nous en discutions ce matin avec Cyril… et voilà que cet après-midi, les lettres étaient dans la boîte.
Nous sommes convoqués jeudi prochain à neuf heures pour passer l’examen en vue de l’obtention de la citoyenneté canadienne.
Alors que lors de mon immigration, il y a plus de cinq ans, je me faisais un point d’honneur à devenir canadien, de l’eau est passée sous les ponts depuis et, aujourd’hui, ça ne me fait plus ni chaud, ni froid. Devenir citoyen de ce pays ne m’intéresse plus vraiment. Trop de déceptions, trop de désillusions, sans doute. Et puis, l’habitude de vivre ce que l’on vit aussi bien ou aussi mal que les autres, sans aucune différence.
Mais Cyril se fait un point d’honneur à y aller et à réussir l’examen, je vais donc le suivre et m’y plier. Et puis, il faut dire ce qui est, le seul intérêt de la chose sera d’avoir un passeport canadien, ce qui est assez pratique pour voyager aux États-Unis. C’est maintenant l’unique raison qui me motive encore un peu à devenir sujet de la reine.
L’examen en question est un questionnaire principalement axé sur la géographie, l’histoire, la politique et l’économie du Canada. L’examen est, paraît-il, très simple et il suffit d’avoir au moins douze bonnes réponses sur vingt pour devenir canadien.
Maintenant, il va falloir que je potasse les 48 pages de la brochure Regard sur le Canada, envoyée par le Bureau de la Citoyenneté et Immigration Canada. En effet, toutes les réponses aux questions posées lors de l’examen s’y trouvent. Et ça m’emmerde assez copieusement. La brochure frise parfois le ridicule et la désinformation, et je sais très bien que je ne vis pas au pays des Bisounours.
Donc, c’est simple. Jeudi prochain, je passerai l’examen, sans passion ni conviction, sans faire aucun effort. Si je le réussis, tant mieux. Si j’échoue, aucune importance. Car, quoi qu’il arrive, je vis ici. Je fais marcher le pays en payant des impôts, je fais tourner des entreprises en payant des factures, en achetant ma bouffe, en roulant avec ma voiture, en allant au resto, au cinéma, au musée. Avant d’être un citoyen, je suis d’abord un individu qui consomme. Et c’est finalement tout ce que l’on me demande.
Tout le reste n’est que pure poésie.
Stranger in a strange land
Vendredi 23 février 2007
C’est Britney Spears ou moi
Jeudi 22 février 2007
Après être passée chez le coiffeur se faire tondre le coco (merci Laurent), les cheveux de Britney Spears (ainsi que quelques autres petites babioles, comme son briquet Bic, sa canette de Red Bull ou la tondeuse électrique qui l’a rasée) sont mis aux enchères : minimum 1 million de dollars.
Eh merde. Après tout, y’a pas de petits profits, faut prendre le pognon là où il est.
Alors moi aussi, je mets en vente des trucs super perso et très rares. Attention, c’est du lourd : vous pouvez devenir l’heureux et unique propriétaire d’une poignée de poils (propres) de mon cul, d’un chewing-gum à peine maché juste avant d’écrire ce billet (saveur melon d’eau) et d’un préservatif de collection dans son étui cadeau.
Mise à prix : cinquante balles. Oui, je sais, c’est royal (je ne suis pas Britney Spears non plus, à la limite, j’aurais plus à voir avec Zac Spears, et encore). C’est pas l’affaire du siècle ça ? Ça aussi, ça ne se présente qu’une fois dans une vie, un tel trésor chez vous, dans votre vitrine, aux yeux de tous ! Non, mais vous réalisez la chance inouïe qui vous est offerte aujourd’hui ? Mais réveillez-vous bordel ! C’EST L’AFFAIRE DU SIÈCLE !
Et pour celui qui remportera l’enchère, j’éjacule dans le préservatif. Gratuit. Et pas la peine de dire merci, c’est bonus, c’est cadeau.
Flashes Before Your Eyes
Vendredi 16 février 2007
Alors là, chapeau. Depuis le tout début de la série, les rebondissements du scénario sont nombreux, avec toujours une surprise à la fin de chaque épisode. Mais cette fois-ci, ce sont les quarante-cinq minutes qui sont époustouflantes !
En trainant sur les forums et autres sites consacrés à Lost, on se rend compte que certains adorent cet épisode consacré à Desmond, alors que d’autres le détestent, le trouvant trop en rupture avec le reste de la série. En ce qui me concerne, et sans trop en dire, je trouve que c’est une étonnante bouffée d’air frais que de sortir de l’univers auquel on nous avait habitués.
Malgré tout, le suspense est à son comble et les scénaristes arrivent encore à nous surprendre et à nous perdre. J’ai le sentiment que cet épisode-là est essentiel à la compréhension de ce qui se passe sur cette île et qu’il ouvre des portes que nous n’avons pas encore découvertes.
En tout cas, on renoue avec ce qui a fait le succès de la série depuis la première saison : on ne comprend pas ce qui se passe, on nous amène sur de nouvelles pistes qui détruisent les hypothèses que l’on a pu échafauder, mais on adore et on veut connaitre la suite au plus vite.
Récupérez vite le fichier ici et dévorez-le : c’est, à mon avis, l’un des meilleurs de la série, toutes saisons confondues. Et si vous n’étiez pas encore accro, cette fois-ci, croyez-moi, vous êtes foutus.
Vraiment foutus.
In Toronto, not in Portland
Mardi 13 février 2007
Superbe fin de semaine, que dire de plus… j’ai adoré Toronto. Du moins, pour ce que j’ai pu en voir en si peu de temps.
J’ai aimé son architecture, son ambiance, son style, ses gens. J’ai aimé sa fausse tranquillité, tout comme sa fausse agitation : c’est une ville à l’activité permanente, mais organisée. Un peu comme New York. J’ai adoré son hyper modernité qui côtoie si facilement ses traditions et ses racines. Tout est mélangé, tout le temps : il suffit de passer d’un quartier à un autre, d’une avenue à une autre, pour constater son éclectisme.
Oui, j’ai adoré Toronto et sa configutation, bien plus que Montréal. Moi qui n’aime pas trop les métropoles modernes, me voilà qui retourne ma veste. Je n’aurais aucun regret à quitter Beyrouth Montréal pour m’installer à Toronto… sans doute le coup de l’herbe qui, paraît-il, est plus verte ailleurs.
Il faut dire que j’étais en bonne et belle compagnie, et que le plaisir de ce weekend n’a pas été lié uniquement à cette ville. Michael a été un hôte extraordinaire, soucieux de mon bien-être et de mon plaisir. Et puis, ça faisait bien longtemps que je n’avais pas autant rigolé ! C’est idiot, mais nous nous sommes trouvés sans nous être cherchés, comme si nous nous étions toujours connus. Ces rentrontres-là valent de l’or, elles sont uniques.
Nous avons beaucoup marché, car il aime sa ville, en est fier et voulait me la faire découvrir. Balades et restos, siestes et musique. Voilà, en gros, le menu du weekend. Agréable, reposant, inédit. D’ailleurs, j’y retourne dans deux semaines.
Du coup, je n’ai pas tenu ma promesse, celle de mettre en ligne le dernier épisode de Lost ce weekend, trop occupé étais-je à profiter de ma fin de semaine. Voilà, je me repens de ma faute et m’absous de mon péché en le proposant en téléchargement pendant quelques jours, le temps que l’épisode suivant arrive.
Not in Portland en est le titre, et l’on comprend pourquoi à la toute fin. Un peu comme le titre de ce billet, d’ailleurs. Diantre, quel homme subtil je fais. Très bon épisode, en passant.
Le fichier se télécharge en cliquant ici.
Rencontres
Jeudi 8 février 2007
Demain matin, je prends le train pour Toronto. Pour le weekend, chez un ami rencontré sur Internet. Oui, sur Internet.
Je sais, « amitié » et « internet » semblent être pour beaucoup deux mots incompatibles. Mais ceux qui pensent ça n’utilisent pour la plupart pas ou peu Internet. N’importe qui aimant discuter ou tenant un blog de façon plus ou moins régulière vous le dira : on peut se faire des amis sur Internet. Des amants aussi. D’ailleurs, Cyril ne serait dans ma vie s’il n’y avait pas eu Internet. Mon ex non plus d’ailleurs. Je veux dire, mon ex n’est plus dans ma vie, mais il ne l’aurait jamais été sans ça.
Donc, demain, je prends le train pour retrouver Michael. Lui et moi, on se connaît sur la toile depuis plusieurs années. Il nous a même déjà vus en vrai il y a un an ou deux dans un centre commercial, mais sans oser nous approcher.
C’est la deuxième fois de ma vie que je pars comme ça, à la rencontre d’une personne que je n’ai jamais vue de visu. La première fois, c’était il y a quatre ans. J’étais parti rejoindre RJ à Brockton, près de Boston, et on avait passé le weekend ensemble. Une fin de semaine formidable. Peu de temps après, il était venu passer une semaine chez nous. Une semaine pas mal non plus.
Et puis, petit à petit, plus rien. Je me suis beaucoup renfermé sur moi-même, ne suis plus sorti, suis devenu plus que sauvage. Rencontrer quelqu’un physiquement est devenu une véritable épreuve. Devoir affronter un groupe, une torture. Un manque de confiance, une estime de soi si faible que l’idée même de faire de nouvelles connaissances et de décevoir rend toute rencontre impossible. La peur d’être jugé, de ne pas plaire.
Mais, depuis trois semaines environ, malgré l’opinion au raz des paquerettes que j’ai de moi-même, et sans doute grâce au travail de la psy, je m’ouvre aux autres, beaucoup via le web, à nouveau. Une bonne douzaine de personnes avec qui je clavarde, discute au téléphone, quotidiennement. Et quelques-uns de rencontrés dans la vraie vie.
Eric, Rick, Adam, Martin, Claude, Scott, Laurent, Brad, David, Michael, Sylvain, Mike.
Parmi ces douze noms et ces douze visages, certains sont devenus de vrais amis, des gens dont j’ai, d’une certaine façon, besoin. Quasiment au quotidien. Je ne parle pas d’addiction au web, non. Je pourrais sans doute très bien me passer du média… mais difficilement de ceux qui s’y trouvent. Il faut donc passer outre, et rencontrer de visu, lorsque c’est possible, lorsque je me sens à la hauteur.
Dire que je n’ai plus peur serait faux. Chaque nouvelle rencontre physique est une épreuve, un vrai combat avec moi-même. Il me faut de longs jours, voire des semaines avant que je sois capable d’accepter l’affrontement. Mais je sais intimement que le jeu en vaut la chandelle, quoi qu’il arrive. Et, jusqu’à présent, je n’ai jamais été déçu. Ces amitiés-là, aussi étrange que ça puisse paraître, sont celles qui sont les plus fortes, les plus solides.
Et puis, il ne faut pas se le cacher, l’attirance physique y est souvent pour beaucoup. Car outre le fait que ces garçons sont adorables et très beaux (et barbus, mais c’est un total hasard), ils sont également gays. Non pas que ce soit un critère de sélection – Laurent pourrait d’ailleurs le confirmer, notre rencontre n’a pas été DU TOUT axée là-dessus – mais ça aide au fantasme, d’une certaine façon.
Il faut d’ailleurs que je sois très honnête : environ la moitié des conversations et/ou des rencontres sont provoquées par le simple attrait physique ou l’attirance sexuelle. De là à passer à l’acte, c’est une autre histoire. Mais c’est difficile de se trouver devant la vitrine d’une pâtisserie avec de si beaux gâteaux sous le nez, et de toujours réussir à résister… J’avoue, dans ma vitrine à moi, j’en ai eu la moitié. À vous de deviner lesquels, si ça vous amuse. Et ne soyez pas choqué, qui n’a jamais fantasmé de coucher avec un bon copain, surtout s’il est très beau, juste pour le plaisir du sexe ?
Cela dit, n’allez pas croire que c’est ce que je recherche, vraiment pas : j’ai ce qu’il faut à la maison. J’aime les rapports simples, intellectuels, cordiaux et amicaux. D’ailleurs, dans le lot, il y a une fille, mais elle na jamais donné suite…
Comme quoi.
Sexe et Confidences, le retour
Mercredi 7 février 2007
Après discussion avec Laurent, puis consultation de Cyril, Sexe et Confidences est de retour.
Les anciens textes n’ayant pas été conservés, S&C est encore vierge (ce qui est le comble pour un blog de cul), mais il n’attend que moi… et vous.
En effet, c’est le changement majeur par rapport à la première version : S&C devient participatif. Tout le monde peut – et est invité à – devenir rédacteur du blog en rédigeant un texte érotique ou pornographique de fiction ou inspiré d’un fait réel. Les explications sont sur S&C.
Je ne sais si cette formule aura du succès, mais il me semblait intéressant de donner tribune libre à des personnes, filles ou garçons, qui aimeraient raconter ce genre d’histoires, mais n’osent ou ne peuvent le faire chez eux.
Quant à moi, mes textes arriveront bientôt, mais je compte malgré tout sur vous. Alors, vous en êtes ? C’est par ici.
Sérigolène Roailloule
Lundi 5 février 2007
Si l’on croyait avoir tout entendu avec sa fameuse bravitude, il n’est est rien. Finalement, un peu de couper-coller, et on peut vraiment lui faire dire n’importe quoi… Mais est-ce si éloigné de la réalité ? En tout cas, c’est hilarant.
Attention, interview réalisée avec trucage.
Trouvé sur Bruno Candida, où d’autres montages sont disponibles.






