Michel serrault
Lundi 30 juillet 2007
Bayrou-blanc, Blanc-Bayrou
Vendredi 4 mai 2007
Le 6 mai, quatre options :
Vote Sarkozy : Bon, on en a déjà parlé, c’est celui qu’on ne veut pas, mais qui n’aura pas besoin de nous pour être élu, de toute façon. Donc, au suivant.
Vote Royal : Elle non plus, on n’en veut pas. Mais on se dit que voter pour elle, c’est une voix de moins pour Sarkozy. Oui, mais si tout le monde se dit – et fait – la même chose, elle pourrait remporter les élections… Et une victoire par votes contestataires, on sait tous ce que ça donne. Et puis ça fait looser puissance 10. Voter Royal, ce n’est pas voter pour Royal, c’est voter contre Sarkozy. Tiens, ça ne vous rappelle rien ? Allez, next.
Abstention : On ne vote pas, on n’est pas là, on est parti en week-end, en vacances, à la montagne, on est aux cabinets en train de faire caca. Des élections ? Présidentielles, en plus ? Ha bon?… On est simplement absent, on n’existe pas… C’est nul.
Vote blanc : On ne veut voter pour aucun des deux candidats. Certes, c’est un coup d’épée dans l’eau (comme l’abstention, finalement, puisque absence de décision) mais, au moins, on est présent, on existe et on passe un message contestataire : ces deux-là, on n’en veut pas. Le vote blanc fait partie intégrante de la démocratie : la liberté d’expression revendiquée. Le silence qui parle.
Conclusion :
Vote Bayrou. Parce que blanc et orange, ça fait été, c’est joli, ça va bien ensemble.
Bulletin (en PDF) à télécharger ici (clic droit puis Télécharger cible sous…) et à imprimer.
Sarko vs Ségo : ça craint du boudin
Dimanche 22 avril 2007
30,5 % pour Sarko, 25,7 % pour Ségo… et Bayrou dans les choux, même avec un bon 18,3 %.
Oui, je sais, j’ai déjà dit que la politique, ça n’était vraiment pas mon truc. Mais après le coup de pied au cul de 2002, comment ne pas se sentir responsable du sort de la France ?
+2 pour Bayrou hier à l’unique bureau de vote de Montréal. Hélas, en vain. Du coup, quoi faire dans deux semaines ? En toute logique, voter pour Ségolène.
Sauf que, non.
Cette femme ne m’inspire aucune confiance. Un programme faussement novateur, souvent nébuleux et irréaliste, un comportement et une attitude hautains, un manque évident de carrure et d’expérience… La Ségo semble s’être parachutée là par jeu, comme si elle avait voulu se prouver à elle-même qu’elle était capable de séduire et d’éventuellement devenir présidente. Mais il est évident qu’elle ne maîtrise pas son sujet.
Pari gagné, Ségolène, mais maintenant, tu peux ranger tes jouets et ta chambre, il va falloir songer à laisser les grands dans leur cour et d’aller rejoindre le petit bassin. Car des dents qui rayent le plancher, c’est bien, mais pas sans contenu. Il suffit de voir son speech après les résultats pour s’en rendre compte : un bla-bla interminable fait de lieux communs débité d’une voix monocorde et soporifique. Seize minutes, je ne sais pas comment elle fait, on est mort de rire.
Le problème, c’est que la seule alternative, c’est Sarko. Lui, il connait son métier, il sait ce qu’il veut. Discours clair, brillant et concis, droit au but. Comme une torpille, comme un sniper. Si l’on n’écoutait pas ce qu’il dit, son assurance en serait presque rassurante. Mais ce qu’il dit me fait peur, surtout parce que c’est lui qui les dit. Et qui risque de les faire, dans deux semaines.
Voilà donc où nous en sommes. D’un côté, un homme ambitieux et dangereux pour la démocratie, de l’autre, une femme ne maîtrisant pas son sujet et qui risque de se planter.
Moi, je m’en fous, dans deux semaines, je revote Bayrou.
Chernobyl Legacy
Mercredi 4 avril 2007
Paul Fusto est ce que l’on appelle un photographe d’actualité. Cet américain, membre de l’agence Magnum, est fasciné par les questions d’ordre social, et rapporte des images de ce qui fait et défait notre monde : la violence à New York, les victimes du sida, les conflits en Palestine… ou Tchernobyl.
Son livre « Chernobyl Legacy », édité aux États-Unis en 2001, est un recueil de photos offrant un témoignage bouleversant, horrible, insupportable, monstrueux, des effets qu’ont eus les radiations de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl sur la population, et plus particulièrement sur les enfants.
À voir et à écouter ici, courageusement, sans verser de larmes… si toutefois vous y parvenez.
In Toronto, not in Portland
Mardi 13 février 2007
Superbe fin de semaine, que dire de plus… j’ai adoré Toronto. Du moins, pour ce que j’ai pu en voir en si peu de temps.
J’ai aimé son architecture, son ambiance, son style, ses gens. J’ai aimé sa fausse tranquillité, tout comme sa fausse agitation : c’est une ville à l’activité permanente, mais organisée. Un peu comme New York. J’ai adoré son hyper modernité qui côtoie si facilement ses traditions et ses racines. Tout est mélangé, tout le temps : il suffit de passer d’un quartier à un autre, d’une avenue à une autre, pour constater son éclectisme.
Oui, j’ai adoré Toronto et sa configutation, bien plus que Montréal. Moi qui n’aime pas trop les métropoles modernes, me voilà qui retourne ma veste. Je n’aurais aucun regret à quitter Beyrouth Montréal pour m’installer à Toronto… sans doute le coup de l’herbe qui, paraît-il, est plus verte ailleurs.
Il faut dire que j’étais en bonne et belle compagnie, et que le plaisir de ce weekend n’a pas été lié uniquement à cette ville. Michael a été un hôte extraordinaire, soucieux de mon bien-être et de mon plaisir. Et puis, ça faisait bien longtemps que je n’avais pas autant rigolé ! C’est idiot, mais nous nous sommes trouvés sans nous être cherchés, comme si nous nous étions toujours connus. Ces rentrontres-là valent de l’or, elles sont uniques.
Nous avons beaucoup marché, car il aime sa ville, en est fier et voulait me la faire découvrir. Balades et restos, siestes et musique. Voilà, en gros, le menu du weekend. Agréable, reposant, inédit. D’ailleurs, j’y retourne dans deux semaines.
Du coup, je n’ai pas tenu ma promesse, celle de mettre en ligne le dernier épisode de Lost ce weekend, trop occupé étais-je à profiter de ma fin de semaine. Voilà, je me repens de ma faute et m’absous de mon péché en le proposant en téléchargement pendant quelques jours, le temps que l’épisode suivant arrive.
Not in Portland en est le titre, et l’on comprend pourquoi à la toute fin. Un peu comme le titre de ce billet, d’ailleurs. Diantre, quel homme subtil je fais. Très bon épisode, en passant.
Le fichier se télécharge en cliquant ici.
Rencontres
Jeudi 8 février 2007
Demain matin, je prends le train pour Toronto. Pour le weekend, chez un ami rencontré sur Internet. Oui, sur Internet.
Je sais, « amitié » et « internet » semblent être pour beaucoup deux mots incompatibles. Mais ceux qui pensent ça n’utilisent pour la plupart pas ou peu Internet. N’importe qui aimant discuter ou tenant un blog de façon plus ou moins régulière vous le dira : on peut se faire des amis sur Internet. Des amants aussi. D’ailleurs, Cyril ne serait dans ma vie s’il n’y avait pas eu Internet. Mon ex non plus d’ailleurs. Je veux dire, mon ex n’est plus dans ma vie, mais il ne l’aurait jamais été sans ça.
Donc, demain, je prends le train pour retrouver Michael. Lui et moi, on se connaît sur la toile depuis plusieurs années. Il nous a même déjà vus en vrai il y a un an ou deux dans un centre commercial, mais sans oser nous approcher.
C’est la deuxième fois de ma vie que je pars comme ça, à la rencontre d’une personne que je n’ai jamais vue de visu. La première fois, c’était il y a quatre ans. J’étais parti rejoindre RJ à Brockton, près de Boston, et on avait passé le weekend ensemble. Une fin de semaine formidable. Peu de temps après, il était venu passer une semaine chez nous. Une semaine pas mal non plus.
Et puis, petit à petit, plus rien. Je me suis beaucoup renfermé sur moi-même, ne suis plus sorti, suis devenu plus que sauvage. Rencontrer quelqu’un physiquement est devenu une véritable épreuve. Devoir affronter un groupe, une torture. Un manque de confiance, une estime de soi si faible que l’idée même de faire de nouvelles connaissances et de décevoir rend toute rencontre impossible. La peur d’être jugé, de ne pas plaire.
Mais, depuis trois semaines environ, malgré l’opinion au raz des paquerettes que j’ai de moi-même, et sans doute grâce au travail de la psy, je m’ouvre aux autres, beaucoup via le web, à nouveau. Une bonne douzaine de personnes avec qui je clavarde, discute au téléphone, quotidiennement. Et quelques-uns de rencontrés dans la vraie vie.
Eric, Rick, Adam, Martin, Claude, Scott, Laurent, Brad, David, Michael, Sylvain, Mike.
Parmi ces douze noms et ces douze visages, certains sont devenus de vrais amis, des gens dont j’ai, d’une certaine façon, besoin. Quasiment au quotidien. Je ne parle pas d’addiction au web, non. Je pourrais sans doute très bien me passer du média… mais difficilement de ceux qui s’y trouvent. Il faut donc passer outre, et rencontrer de visu, lorsque c’est possible, lorsque je me sens à la hauteur.
Dire que je n’ai plus peur serait faux. Chaque nouvelle rencontre physique est une épreuve, un vrai combat avec moi-même. Il me faut de longs jours, voire des semaines avant que je sois capable d’accepter l’affrontement. Mais je sais intimement que le jeu en vaut la chandelle, quoi qu’il arrive. Et, jusqu’à présent, je n’ai jamais été déçu. Ces amitiés-là, aussi étrange que ça puisse paraître, sont celles qui sont les plus fortes, les plus solides.
Et puis, il ne faut pas se le cacher, l’attirance physique y est souvent pour beaucoup. Car outre le fait que ces garçons sont adorables et très beaux (et barbus, mais c’est un total hasard), ils sont également gays. Non pas que ce soit un critère de sélection – Laurent pourrait d’ailleurs le confirmer, notre rencontre n’a pas été DU TOUT axée là-dessus – mais ça aide au fantasme, d’une certaine façon.
Il faut d’ailleurs que je sois très honnête : environ la moitié des conversations et/ou des rencontres sont provoquées par le simple attrait physique ou l’attirance sexuelle. De là à passer à l’acte, c’est une autre histoire. Mais c’est difficile de se trouver devant la vitrine d’une pâtisserie avec de si beaux gâteaux sous le nez, et de toujours réussir à résister… J’avoue, dans ma vitrine à moi, j’en ai eu la moitié. À vous de deviner lesquels, si ça vous amuse. Et ne soyez pas choqué, qui n’a jamais fantasmé de coucher avec un bon copain, surtout s’il est très beau, juste pour le plaisir du sexe ?
Cela dit, n’allez pas croire que c’est ce que je recherche, vraiment pas : j’ai ce qu’il faut à la maison. J’aime les rapports simples, intellectuels, cordiaux et amicaux. D’ailleurs, dans le lot, il y a une fille, mais elle na jamais donné suite…
Comme quoi.
Geneviève
Mardi 12 décembre 2006
Tout ce qui arrive est à cause de toi. Juste toi, et personne d’autre. Tu le sais, et c’est d’ailleurs ça qui te plaît. Car au plus profond de toi-même, tu es mauvaise. Tu connais ta position, tu sais le pouvoir que tu as et tu en abuses. Tu es une vraie garce.
Tiens, regarde-toi : tout en toi hurle la méchanceté et la médiocrité. Même ton physique ne ressemble à rien. Même ton visage est d’une banalité à pleurer. Tu n’es pas laide, non. Ni laide, ni belle. Tu n’es même pas ordinaire. Tu ne dégages strictement rien, ne suscites aucune réaction, si ce n’est de la méfiance. Sais-tu comment l’on te surnomme ? Le rapace. Ton nez crochu ressemble à un bec et tes yeux perçants, froids, n’ont aucune lueur d’humanité. Lorsque tu me regardes, je m’attends à ce que tu fondes sur moi et m’attrapes entre tes doigts crochus.
Geneviève, Jeune-Vieille.
Et ta voix. Cette voix insupportable, haute perchée, métallique, désagréable comme le crissement d’une craie sur un tableau noir. Et lorsque tu t’exclames, que tu ries, c’en est insoutenable.
Rien en toi n’est ni gracieux, ni féminin. Tu es vulgaire, inculte, obscène. Tu n’as aucune finesse, aucune grâce, aucune subtilité. Tu n’es que bobard, que mensonge. Tu passes ton temps à te contredire, à te trahir sans que tu t’en rendes compte. Et tout ça, avec une insolente assurance, un aplomb qui me laisse pantois.
Même ton prénom m’insupporte. Il est lourd et graisseux, comme des auréoles sur un tablier, comme de la vieille friture nauséabonde… Geneviève, Jeuneuviaive, Jeuuuneviayyyyv… Ton prénom ne se prononce pas, il s’éructe, se dégueule, se dégobille et se répand comme de la bile.
Tu fais le mal autour de toi, car tu es le mal. Mais personne n’est dupe, tout le monde le sait, tout le monde le dit. Et quand tu risques d’être démasquée, quand tes coups bas sont sur le point d’être découverts, tu t’arranges pour faire disparaître les alibis et les gêneurs. Tu montes les uns contre les autres, tu divises pour mieux régner. Tu agis dans l’ombre, par derrière… car tu es lâche. Tu es une hyène.
Oui, c’est ça. Tu n’es pas un rapace, tu es une hyène.
Genevhyène.
France
Mardi 5 septembre 2006
Nous sommes enfin en France, fatigués mais contents d’y être. Paris n’a pas changé, elle est toujours aussi belle, surtout sous le soleil : ici, l’été semble vouloir ne pas s’en aller, il fait chaud, trente degrés environ. Il paraît que c’est comme ça depuis quelques jours seulement. Peut-être est-ce pour nous que le temps est à son meilleur, tant mieux. Pourvu que ça dure, une belle météo aide forcément à passer bonnes vacances…
Et Dieu sait si nous en avons besoin ! Cyril est très fatigué et moi, au bord de la crise de nerfs. Les dernieres jours semaines ont été difficiles au travail. J’ai même pété les plombs mercredi dernier, au point que j’ai senti qu’il fallait vraiment que je prenne du recul avec le boulot sous peine de ne pas tenir le coup. Trop d’ouvrage, trop peu de temps et de personnes.
Alors que vendredi je devais finir à quinze heures – ce qui tombait bien du fait que notre avion était le soir même à 21 h 30 et qu’il fallait se présenter à l’aéroport trois heures plus tôt – pour préparer entres autres les valises, je n’ai pu quitter le bureau avant 17 heures. Assez difficile d’aborder un départ en vacances dans ces conditions de stress, sachant qu’il me faut une petite heure du boulot à la maison, comment ne pas être en retard ? D’autant plus qu’à cause du volume astronomique de travail, je n’avais pas le choix que d’en emporter avec moi et travailler tout le weekend.
Enfin bref, tant bien que mal, nous avons réussi à préparer nos affaires à toute vitesse et à ne pas être trop en retard pour ne pas rater notre vol. Cette année, nous avons voyagé avec Air Transat plutôt qu’air Canada. Expérience excessivement décevante : je comprends pourquoi le prix des billets était de 500 dollars inférieurs à ceux d’Air Canada ! Sièges ridiculement étroits et inconfortables, service très moyen, bouffe de qualité et quantité risible… Cyril a décidé que c’est la dernière fois que nous voyageons avec Air Transat. Nous verrons bien, notre budget décidera pour nous.
Par contre, le vol a été très court : à peine six heures. Atterrissage à 9 h 50, ce qui est vingt minutes plus tôt que ce qui était prévu. Les vents nous ont été favorables et c’est tant mieux, j’aurais difficilement tenu plus longtemps dans cet avion.
Henri nous attend à l’arrivée, comme toujours. Direction chez lui à Ivry, nous sommes à peine fatigué, nous avons pris du No Jet Lag pendant le vol, un remède homéopathique très efficace contre les méfaits du décalage horaire. À peine le temps de nous installer et je me mets au boulot, jusqu’au soir. Je me rends compte que j’ai trop de travail et que je n’arriverai jamais à tout faire pour lundi… Je décide donc d’appeler un free-lance à Montréal et lui donne une partie du boulot. Voilà un poids en moins sur les épaules ! Il est tard, nous avons tous faim et décidons d’aller dîner dans un restaurant chinois qui se trouve à quelques minutes de chez Henri. Retour vers minuit, nous sommes au lit à une heure du matin.
Samedi, je me lève vers sept heures, ne pouvant plus dormir, obnubilé par tout ce qu’il me reste à faire. Je m’y mets aussitôt pour terminer vers midi, heureux et soulagé. Enfin, les vacances vont enfin pouvoir commencer ! Après un rapide déjeuner suivi d’une petite sieste, Cyril et moi sortons nous promener dans Paris avant de nous rendre au Bears Den dans le Marais où Henri doit nous retrouver. C’est également l’endroit où j’ai donné rendez-vous à Gérard et Thomas, deux personnes charmantes rencontrées via les blogs.
Cette première rencontre est intimidante, mais ils sont très sympathiques et le courant passe très bien. Henri arrive enfin avec le plan d’aller au restaurant avec d’autres personnes avec qui je n’ai pas envie d’être : ils sont tout ce qui me casse les pieds chez les homos : vulgaires, ne pensent et ne parlent que de cul… Je dis donc à Henri que nous allons plutôt aller de notre côté et que l’on se retrouvera plus tard dans la soirée.
Thomas, Gérard, Cyril et moi partons donc à la recherche d’un restaurant dans le quartier, mais devant les prix plus que prohibitifs pratiqués dans le Marais, nous décidons de nous diriger du côté d’Odéon où Thomas connaît un restaurant chinois bon marché qu’on ne trouvera jamais. Nous finirons dans un restaurant français très raisonnable et passerons une excellente soirée en compagnie de ces deux jeunes hommes décidément charmants. Je commence à vraiment savourer l’instant et perçois enfin la saveur des vacances !
Nous décidons de nous retrouver le lendemain et d’aller manger le midi dans un restaurant indien que connaît Thomas. Décidément, ce garçon à plus d’un resto dans son sac ! Hélas, ce sera sans Cyril qui prend le train le matin direction Nancy pour y passer une semaine avec sa famille. Le restaurant est excellent, le prix tout à fait abordable, mais je suis gêné lorsque Thomas, pressé par le temps (car il travaille et doit retourner bosser) quitte la table pour payer son addition et s’en va en nous précisant au dernier moment qu’il a réglé aussi pour nous ! Délicate attention à laquelle je ne m’attendais pas, mais qui est très embarrassante !
Je reste donc avec Gérard et nous nous baladons dans les jardins du Luxembourg, puis allons du côté de République, car je dois y faire quelques achats. Il suggère ensuite que nous allions boire un verre au Bears Den où nous resterons une heure environ en terrasse à regarder les gens passer. Un petit tour à la Fnac puis nous nous séparons, heureux de cette jolie journée qui me fait un peu oublier la mélancolie d’avoir perdu Cyril pour quelques jours. Je ne prendrai le train que le lendemain, à cause d’un imprévu qui m’a empêché de partir lundi comme prévu.
Et le lendemain, c’est aujourd’hui. Je tape ces lignes alors que je suis dans le TGV en direction de La Rochelle, il est treize heures dix, il fait un temps splendide et j’arrive à destination dans trente minutes environ. On viendra me chercher à la gare puis on me conduira chez moi, enfin.
Et là… je serai dans mon univers, celui que je n’ai pas vu depuis plus d’un an, celui dans lequel je suis bien, juste moi-même, l’esprit serein et l’âme au soleil.
En[fin]
Jeudi 6 juillet 2006
Ces derniers temps, je pense souvent à mes parents.
Finalement, je crois qu’ils auraient été fiers de ce que je suis devenu à la veille de mes quarante ans.
Page de pub
Dimanche 16 avril 2006
S’il y en a parmi vous qui désirent faire un tour du côté du Canada, au Québec plus précisément, et qui recherchent un coin tranquille où séjourner, un endroit typique, charmant et authentique, mon ami André peut combler vos exigences.
Une année complète pour restaurer une grande maison victorienne du XIXe siècle, et voilà un magnifique gîte rural prêt à accueillir les amoureux de tranquillité, de confort et de belles choses. Il a su faire de cette belle demeure un véritable havre de paix, décoré et meublé avec goût et raffinement.
Nous avons passé l’après-midi et la soirée d’hier à travailler sur son site, et les photos qui s’y trouvent traduisent parfaitement la douceur de vivre de cette maison-là. Je pourrais vous parler de l’endroit où se situe ce gîte (les Cantons de l’est, ma région préférée au Québec, de loin devant les Laurentides), de ce que l’on peut y faire tout au long de l’année, mais autant tout découvrir par vous-même en visitant le site en question. C’est par ici.
La seule chose que je peux vous dire et qui n’est pas mentionnée sur le lien web, c’est qu’André est un garçon charmant, délicat et attentionné et que ceux qui passeront un séjour chez lui apprécieront sa gentillesse et la qualité de son accueil, en plus de la beauté du lieu.
Allez, des vacances pas chères au Québec, c’est vraiment possible ! La seule contrainte est qu’il est interdit de venir dans notre province sans venir me dire bonjour ! Qu’on se le tienne pour dit !






