Julien (a)Doré

Vendredi 8 juin 2007

Jean-Jacques m’en avait parlé il y a quelques semaines et l’avait décrit comme le nouveau Katerine (à cause du look, sans doute) et je trouve qu’il exagère. Ce type n’est ni Katerine, ni personne d’autre. YouTube et DailyMotion sont remplis de vidéos de ses prestations à la Nouvelle Star qui prouvent qu’il est unique.

Ses reprises de « Lolita », de « Like a virgin », ou de « Vanina » ont incroyables, même si l’arrangement et la qualité des musiciens y sont pour beaucoup et peuvent laisser croire que Julien n’est pas si bon chanteur que ça. Il suffit de regarder cette vidéo pour être convaincu du contraire. J’ai la chair de poule et mes yeux se mouillent à chaque fois que je la regarde.

Finalement, on s’en fout de savoir si Julien Doré remportera la finale… ce garçon est déjà une star.

Mikado. La chanson date de 1985, soit largement plus de vingt ans. Qui l’eut cru ? Génial et cultissime.

Dédicace spéciale à Lolosquared.

Andy McKee

Vendredi 13 avril 2007

Il y a plein de gens plus ou moins talentueux à travers le monde. Certains d’entre eux sont doués. Andy McKee, lui, ne fait partie d’aucune des deux premières catégories. Il est bien au-dessus de tout ça. Ce garçon de vingt-huit ans n’est rien d’autre qu’un virtuose, un génie de la guitare.

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Tout a commencé en 1992 pour ce jeune américain, lorsque son père lui offre une guitare classique pour son anniversaire. Peu après, il passe à la guitare électrique, et devient un hard-rocker, un heavy-metal player : ses références sont Metallica, Joe Satriani, j’en passe et des meilleures.

Puis, à ses 16 ans, son cousin lui fait découvrir une boutique d’instruments acoustiques, tenue par le guitariste Preston Reed. C’est le choc, la révélation : Andy tombera totalement amoureux de l’instrument et ne le lâchera plus. Il joue comme un fou, reprenant des morceaux de Michael Hegdes, Billy McLauglhin ou Don Ross, artistes qui auront sur lui une énorme influence.

Deux ans plus tard, il se met à composer ses propres morceaux, et enregistre son premier disque en 2001, Nocturne. Il n’a que vingt-deux ans.

Dans la vidéo qui suit, il interprète l’une de ses compositions, Drifting. Outre la qualité du morceau lui-même, McKee transcende l’instrument avec sa technique de jeu étonnante : la guitare devient boîte à rythmes et bongo, il frappe les cordes directement sur le manche sans presque jamais les pincer sur la caisse. Et histoire d’en rajouter un peu, certains passages du morceau ne sont joués que d’une main. C’est tout simplement hallucinant.

Le site d’Andy McKee est ici, où vous pourrez aussi découvrir un instrument très particulier, créé juste pour lui, la guitare-harpe. Étonnant.

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Addendum : Vingt-deux ans, c’est quand même bien jeune pour sortir son disque. Et pourtant, il s’avère qu’il avait déjà enregistré un CD, Sound roots, en 1997… à 18 ans.

Stars Best Friend

Samedi 22 octobre 2005

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Soi-disant trop âgé pour participer à American Idol (Nouvelle Star en France), il à trouvé un autre concours et a tenté sa chance. Il a bien fait : mille candidats au départ, 24 sélectionnés, et il est parmi ceux-là. Mercredi dernier, il passait une autre étape en se retrouvant en quart de finale. La semaine prochaine, espérons que les juges le laisseront accéder à la demi-finale. Ils ne seront alors plus que seize.

En attendant, il termine son album. Mais s’il gagne le concours, il aura une toute autre visibilité : l’Amérique du Nord au complet, avec des passages TV à foison, puisque le prix du concours est une publicité à diffusion massive. Et c’est ce qu’il recherche. Il est super beau, il chante super bien, c’est mon ami Troy Joseph. Je lui souhaite bonne chance.

Sinon, dans la série I’m the stars best friend, elle a appelée hier soir, histoire de prendre des nouvelles… Je lui ai dit que ça faisait un petit moment qu’on n’en avait plus de nouvelles justement, elle a répondu que oui, elle sait, mais qu’elle a été très occupée ces derniers temps. Je lui demande si elle a un peu bossé, si elle a quelque chose de nouveau, elle me répond en riant que oui, ça se pourrait bien, va sur MSN, je t’envoie quelque chose. Download. Tiens, c’est pour toi. Ah bon. Merci. C’est une première mondiale, il paraît. En plus, même pas la version radio qui sort ces jours-ci, mais une autre, encore inédite, remixée. Elle peut faire la maline, elle sait qu’elle va encore cartonner.

Bon, allez, je raccroche, qu’elle me dit en rigolant. Tu m’étonnes…

Mix de weekend

Vendredi 21 octobre 2005

J’aurais bien voulu faire tout un tas de choses agréables aujourd’hui, comme par exemple de la musique que je n’ai pas pratiquée depuis un bon moment, et ça me manque. Mais voilà, la nuit blanche que je viens de subir — une fois de plus — m’a ôté toute énergie… Du coup, j’ai passé ma matinée à traîner comme un zombie, puis je me suis mis à faire du ménage (ce qui n’était pas vraiment une tâche superflue, avouons-le).

Alors, pour combler un peu ma frustration et mon manque de création sonore, mais aussi parce que ma générosité est absolument sans limites, car je suis la bonté même, je place ici un petit mix qui saura, je l’espère, vous faire bouger le popotin pendant ces deux jours chômés qui arrivent, voire plus si affinités.

Bon, deux heures cinq de musique tout de même, ce n’est pas rien. C’est donc plutôt réservé à ceux qui possèdent une connexion haut débit.

Comme dans un livre ouvert

Jeudi 26 août 2004

rivet.jpgJ’ai un ami, Michel, qui, hormis laisser des commentaires sur des blogs (voir billet précédent), écrit des (bons) bouquins. En fait, c’est mon meilleur ami (oui, même après ce fameux commentaire), donc je me dois d’en dire du bien. Ça ne devrait toutefois pas être bien difficile… Il n’en est pas à sa première publication, mais par contre, son premier roman, « Oublier Montréal », est sorti l’année dernière, aux éditions Varia.

Si je parle de lui aujourd’hui, ce n’est pas vraiment sans raison. C’est parce que je suis tombé, il y a quelques jours, sur le blog d’un type (ou une fille, je ne sais plus trop), qui disait regretter que la vie qu’elle a présentement ne soit pas comme dans un roman.

Justement…

Depuis « Oublier Montréal », je peux dire que, si ma vie n’est pas un roman, une histoire que j’ai vécu il y a plusieurs années est devenue un livre. Car c’est cette histoire-là que Michel a raconté, romancé, en changeant les personnages, les lieux, les situations, les circonstances. Cette aventure que je lui avais contée lorsque nous nous étions rencontrés, il y a maintenant huit ans, l’a à ce point troublé qu’il ait voulu la raconter, à son tour, à sa manière.

En parcourant ce blog, il y a quelques jours, j’ai eu envie de relire le livre de Michel, avec un œil plus neuf, l’ayant un peu oublié depuis son lancement, en avril dernier. Il faut dire qu’à ce moment-là, j’en étais trop imprégné. Trop lu les manuscrits, trop discuté de l’écriture et du style avec lui… J’avais un peu perdu contact avec le fond, avec l’histoire. C’est lors de cette relecture, l’autre jour, que j’ai réalisé que c’était moi, Léo Sorrow. Bien entendu, je savais déjà que ce livre prenait sa source dans mon histoire, alors que Michel était en train de l’écrire. Mais là, j’ai juste oublié ce léger détail.

C’est une histoire d’amour un peu étrange, un peu bizarre… assez atypique. Mais c’est aussi une histoire dans laquelle beaucoup de gens se retrouveront. Ceux qui, par désespoir ou par solitude, cherchent quelqu’un à aimer à tout prix, ceux qui craignent d’affronter la réalité et vivent de rêves, ou ceux qui sont prêts à se brûler les ailes, par amour.

On peut commander ce livre ici.

goodee.jpgJ’avais, sur la demande de Michel, composé la musique du livre, la B.O.L., l’équivalent d’une B.O.F. au cinéma. Quinze morceaux musicaux, directement inspirés de l’ambiance et de l’histoire du bouquin. Ma vision musicale du roman, en quelque sorte. Le CD a été offert avec le livre, le jour de son lancement.

Vous pouvez écouter tous les morceaux de ce CD en cliquant sur ce lien. Michel avait d’ailleurs écrit un petit texte explicatif, figurant à l’arrière de la pochette du disque, que voici :

Bien sûr, on peut décrire, préciser, insister. Mais on ne peut pas tout écrire. Bien sûr, on peut dessiner, peindre, colorer. Mais on ne peut pas tout montrer. On ne peut pas tout dire. Il faut laisser parler le silence, le silence et la musique. Tout au long de cette petite histoire, entre les lignes, après les points de suspension, dans le vide étourdissant à la fin de chacun des paragraphes, s’est insinuée cette musique. C’est le son de la plume griffant le papier, la chanson des doigts courant sur le clavier. Voici le choc des mots, le souffle des phrases, la couleur des images. Voici le rythme, la bande sonore du roman.

Et pour expliquer et justifier le concept… :

Goodee, un ami musicien à qui j’avais demandé de lire le manuscrit de ce roman, me fit la surprise de m’offrir une musique inspirée de sa lecture. Cette musique me semblait si bien refléter l’ambiance d’« Oublier Montréal » que je lui ai donné carte blanche pour la réalisation d’un projet dont le résultat est maintenant entre vos mains. Carte blanche pour 15 chansons sans parole, de la musique de film sans pellicule. En édition spéciale, pour amis seulement.

Bonne écoute et, surtout, bonne lecture.